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28 juillet 2026
Voici quelques extraits d'un article de Marie-Eve Shaffer, publié par ProtégezVous.
Au Québec, les troubles de voisinage sont encadrés par le Code civil du Québec, dont l’article 976 précise que les gens « doivent accepter les inconvénients normaux du voisinage qui n’excèdent pas les limites de la tolérance ».
(...)
Deux critères sont généralement utilisés pour déterminer si un inconvénient est normal ou anormal, soit la récurrence et la gravité. Le tribunal devait trancher un conflit opposant une famille qui voulait mener une vie paisible à une voisine qui aimait réaliser des rénovations.
Elle est agente de voyage et lui, fonctionnaire à la Ville de Montréal. Ensemble, ils ont acquis en 2023 une unité de condo divise dans la métropole pour y vivre avec leurs enfants.
La petite famille tente de profiter de son logis malgré les travaux continus de la voisine, qui rénove complètement le sien. Elle utilise la scie électrique, la sableuse, la ponceuse et le marteau « à n’importe quel jour de la semaine et à n’importe quelle heure du jour », selon ce qu’indique le jugement.
Le couple, qui a de la difficulté à travailler dans le condo et à faire dormir les enfants pendant la sieste de l’après-midi, essaie de discuter et de trouver un terrain d’entente avec la voisine, mais celle-ci refuse toute concession. « Il existe des casques d’écoute, ce que tu dois savoir », répond-elle entre autres.
Exaspérés au plus haut point, les deux copropriétaires ont présenté une requête à la Division des petites créances pour demander un dédommagement de 15 000 $, soit le montant maximal que ce tribunal peut accorder.
Pour étayer leurs arguments, ils ont fait entendre au magistrat l’enregistrement des bruits du chantier. Des voisins ont aussi témoigné ; l’un d’eux a dit se sentir « agressé » par le tapage constant.
Le juge Louis Riverin a donné raison au couple. Dans son jugement, il souligne avoir tenu compte de « l’anxiété, de l’insomnie, du réveil des siestes des enfants, des effets sur la patience et l’entente dans le couple, de la perte de jouissance paisible de leur propriété, du stress et de la fatigue causés par ces bruits incessants ».
Le magistrat a ajouté qu’en vertu de la déclaration de copropriété, la voisine aurait dû aviser les deux copropriétaires des travaux qu’elle avait l’intention de réaliser, ce qu’elle n’a jamais fait. Elle a donc été condamnée à payer 15 000 $.
Pour lire l'article dans son intégralité : ProtégezVous - 28 juillet 2026