Meilleur encadrement de la copropriété

Samedi, 14 décembre, 2019
Paméla Egan, Le Journal de Québec

Extrait :

Toute une étape a été franchie en matière de copropriété avec l’adoption du projet de loi 16. Depuis des années, plusieurs intervenants du milieu de l’habitation demandaient des changements. Voilà que c’est enfin fait!  

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Le projet de loi 16 prévoit différentes mesures afin de préserver de façon durable le parc des copropriétés divises. D’autres mesures contribueront à mieux protéger les acheteurs d’une unité neuve ou existante ainsi qu’à améliorer le système de gouvernance des copropriétés. D’ailleurs, les copropriétés divises devront notamment se munir d’un carnet d’entretien et d’un fonds de prévoyance suffisant.  
 

Ainsi, les histoires d’horreur de copropriétés divises mal gérées devraient disparaître avec le nouveau projet de loi. Fini les immeubles en mauvais état en raison de l’entretien qui n’est pas exécuté de manière diligente, fini les frais de copropriété insuffisants pour assurer la bonne gestion de l’immeuble, fini les fonds de prévoyance inexistants... Bonjour la saine gestion!  

«On veut s’assurer qu’il y aura l’argent nécessaire pour entretenir les immeubles de condominium et que cessent les mauvaises pratiques», mentionne M. François Bernier, vice-président principal Affaires publiques à l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ). Tout le monde va y gagner, puisqu’il est moins coûteux de faire un entretien qui est correct que d’attendre de faire des travaux urgents et beaucoup plus graves parce qu’on a laissé les choses aller. «L’entretien de nos actifs, c’est une notion qu’on comprend tous d’un point de vue personnel, mais qui est beaucoup plus difficile d’un point de vue collectif», fait-il remarquer.  

Certes, les frais de condos seront plus élevés, avise M. Bernier. Mais il ne faut pas voir cet aspect comme étant négatif pour autant. Un immeuble bien entretenu avec des coffres bien remplis se vendra bien mieux. D’ailleurs, les renseignements de l’état de santé de la copropriété devront être mieux communiqués lors des transactions immobilières.  

«Tout ce qu’on ne veut pas vivre, c’est de l’insécurité, de la perte de confiance par rapport aux condominiums. C’est quand même un choix résidentiel de plus en plus populaire. C’est un produit résidentiel qu’il faut aimer et dont il faut prendre soin. On veut que nos immeubles soient en pleine forme pour la prochaine génération. Il ne faut pas que ce soit des actifs que l’on craint», indique M. Bernier.